30/01/2017

Quelle crinière au vent ?

C’était une heure de pointe comme il y en a 24 par jour, sur le quai du Montblanc, la semaine dernière. Pare-choc contre pare-choc, vue sur le Léman transformé en mer du Nord, avec vagues à écume et embruns par-dessus le muret. Xi Jinping s’exprimait à l’ONU, ce qui expliquait une partie du trafic englué (comme s’il fallait une explication) et moi j’étais sur le point de sortir mon roman au volant, tellement on faisait du surplace (on se rassure: je ne l’ai pas fait). C’est alors que des voix suaves et enjouées ont jailli de ma radio de bord: La Première recevait Lizza Mazzone, la plus jeune élue verte au Conseil national de Genève. Il était question de rendre les gestes écologiques attrayants, de cesser d’en faire de laborieuses corvées, mais de les aborder plutôt en source de joie et de convivialité. Fort bien: à moi les légumes du marché!

Sauf qu’il n’a pas été question des délices de janvier à base de choux de Bruxelles (j’ai une nouvelle recette aux noisettes concassées) ou de chicorée rouge, ce qui aurait pu s’avérer assez tentant. Non, éloge a amplement été fait du déplacement à vélo, avec accent très insistant sur le plaisir des cheveux au vent. Bon sang, Lizza Mazzone était-elle en duplex des Seychelles? Était-elle seulement sortie dans la rue pour se rendre au studio? Moi, j’arborais un bonnet dodu et des gants doublés, même dans mon habitacle chauffé, c’est dire si la perspective d’aller me geler les mèches en pédalant me paraissait séduisante…

Entendons-nous. Je suis totalement persuadée que la généralisation du vélo est une vraie option – surtout dans les villes à plat. J’ai d’ailleurs le plaisir de partager mon quotidien avec une nuée de cyclistes passionnés, qui dorment pratiquement en enlaçant leur deux-roues. Mais quand ils enfourchent leur bécane ces jours, je les supplie d’être raisonnables et de monter dans une bonne vieille voiture à l’ancienne, celle qui protège du froid comme (tout de même un peu) des collisions. Et je peux vous assurer qu’en guise de cheveux au vent, ils portent une cagoule sous leur casque et qu’ils mettent deux heures à dégeler quand ils rentrent à la maison. Ce que je veux dire? C’est qu’actuellement, même coincée en plein bouchon au milieu des gaz d’échappement, je n’échangerais pas une seconde mon petit espace confortable, calfeutré contre les furies du monde, pour la vulnérabilité d’une libellule à deux roues. Je suis prête à parier que je ne suis pas la seule auditrice dans ce cas. S’ils veulent convaincre, les partis écologiques seraient bien inspirés de mettre la pédale douce sur les clichés romantiques et d’ajuster un peu leur discours. Allez, juste en fin janvier.

21/01/2017

Froid à la malléole

De dos, dans les bourrasques de neige du centre – ville, elles avaient l’air de deux gamines clonées. Mêmes doudounes à capuche bordée de fourrure, mêmes jeans serrés sur d’interminables jambes d’araignées. Pourtant, malgré sa silhouette gracile, une mère contemporaine en hiver ne peut pas se confondre avec sa fille. Ce qui la trahit? Sa paire de bottes aux pieds. Je regardais le duo lutter contre le vent et je pouvais parfaitement imaginer le dialogue au moment de sortir de la maison. «Quoi? Tu as vu le temps qu’il fait dehors? Tu ne peux pas sortir les chevilles nues!» - «Oh arrêêêête, mamaaaaan… On en a parlé mille fois, c’est trop moche, les chausseeeettes.» Je les ai dépassées juste pour vérifier. Bingo! Celle en baskets blanches avait dans les 13 ans et sa maman, elle, ne claquait pas des dents.

La tendance dure depuis quelques saisons déjà et je ne m’en lasse pas. Toutes ces chevilles nues à hauteur de pavé ne cessent de me fasciner, comme une bande de vulnérabilité, entre la basket et le pantalon, posée en jalon de reconnaissance tribale. Il y a quelques années, lors des défilés des fashion weeks, il existait aussi une sorte d’aristocratie de la cheville nue. Les rédactrices américaines les plus en vue, celles du premier rang, se faisaient un point d’honneur d’enfiler leurs escarpins à même la peau, février ou pas, pour bien montrer qu’un chauffeur les attendait au bord de chaque trottoir et que leur quête de l’allure parfaite ne saurait se plier à de vulgaires considérations de météo. Nous autres de la presse suisse, pour la plupart coincées dans les espaces debout tout derrière, courrions d’un lieu à l’autre en derbies plats, avec chaussettes renforcées pour éviter les cloques. Aujourd’hui, bien de ces stars d’alors sont descendues sur terre, forcées, en raison du trafic démentiel et des coupures budgétaires même dans leurs journaux, à découvrir parfois le métro et, partant, à se chausser plus efficace. Peu importe: c’est toujours à ces belles créatures hors réalité que je pense en voyant les filles et les garçons qui se gèlent les malléoles.

Car, au fond, le mécanisme de labellisation identitaire est pareil. J’ai interrogé bien des jeunes de ma sphère affective et tous tiennent le même discours. Oui, il fait froid. Oui, c’est un peu ridicule. Oui, ils mettent par ailleurs vingt bonnets (à pompon) et 15 écharpes. Oui, tous leurs copains s’habillent ainsi. Non, ils ne mettront pas de chaussette. Pourquoi? Les actuels jeans moulants-collants se roulottent en bas, ce qui dégage la cheville; cette règle ne souffre aucune entrave. Mais ce n’est pas tant une histoire de couleurs ou de motifs visibles… Plutôt une affaire de fluidité de la ligne. Imaginez seulement que l’on puisse deviner la trace du haut de la chaussette en raison du léger renflement sous le denim à tiers mollet… Quelle horreur! Un tel risque est simplement inenvisageable. On a du style ou on n’en a pas.

 

18/01/2017

Petits cadeaux du quotidien

Ce n'est rien: une peccadille, un agacement, une épine dans le pied. Personne n'est mort, ni même malade, on ne va pas en faire un plat, on se contente de respirer profondément, avec le ventre. Alors voilà l'affaire: j'ai trouvé le moyen d'oublier ma valise d'une nuit dans le train de Zurich. Vous voyez comment ça se passe: un wagon bondé de fin de journée, on case la valise entre deux rangées de sièges, on la perd de vue et de tête à force de pianoter sur son ordinateur et, arrivé sur le quai de gare, on se retourne soudain vers le train qui s'ébranle, yeux tout ronds et bouche à l'identique: noooooon! La valise est déjà en train de filer vers Kloten.

Je vous passe le formulaire électronique qui ne comprend rien et le numéro d'urgence à 2,3 Fr la minute, alors que l'employé vous fait tout épeler trois fois. Pas grave, on continue à respirer avec le ventre. La tête en l'air se retrouve ensuite mains vides à Zürich, 17 minutes avant la fermeture des magasins et 47 minutes avant son rendez-vous à dîner. Rafle chez Globus, juste en face de la gare. Et là soudain, c'est comme un ciel d'éclaircie. Incroyable ce que les vendeuses déploient comme ressources, alors que, devant la caisse, je réfléchis à voix haute aux indispensables de la nuit d'une femme. J'achète une crème hydratante? La dame me glisse des échantillons de fond de teint «ça va vous dépanner! Je vous donne une goutte de parfum, aussi?". Au rayon lingerie, on me propose des collants en soldes; à celui des brosses à cheveux, je ressors avec de mini sachets de shampooing. Merci, grand merci mesdames - votre sollicitude réchauffe! La solidarité féminine en cas de panne d'efficacité d'une membre de la tribu m'a surprise et touchée…

Du coup, en sortant du magasin avec mon nécessaire reconstitué, je suis tombée sur une étudiante ukrainienne. Elle vendait d'horribles bricoles bariolées pour financer ses études et parlait un français châtié à l'accent chantant. Pouvais-je lui refuser une main secourable alors que je venais de bénéficier de jolis gestes spontanés? J'ai acheté deux stylos en bois et des œufs peints en porte-clés. Elle m'a dit «Vous avez bon cœur, Madame» - Hum, si elle savait… Mais je me suis dit que c’était bien que les cadeaux ne poussent pas seulement aux pieds des sapins.

Doux Noël à vous!

 

Noël chinois

Corne d'abondance! Dans les pages des magazines spécialisés ou moins, sur les sites, sur les écrans et les placards publicitaires, on mange des yeux. Langoustines à l'estragon, suprêmes de pintade, chapon farci au foie gras et noisette, verrines betterave et chèvre, coquilles Saint-Jacques en terrine, tartare de saumon sur blini tiède, toasts briochés au beurre d'algues et radis noir… J'arrête? J'arrête! Vous avez raison, rien ne sert de se monter les papilles en attendant le réveillon, parce que, quoi qu'en dise la rumeur gourmande, le soir venu, au pied du sapin, on va tous se retrouver avec le menu traditionnel suisse. Mais si, vous savez bien: la fondue chinoise. Ne faites pas semblant d'avoir oublié depuis l'an dernier! Tous les rayons alimentation le confirment: à Noël, en Suisse, on fait bouillir des morceaux de viande dans du bouillon et on les trempe ensuite dans de la mayonnaise aromatisée. Facile, vite fait, maintenant on peut passer aux cadeaux…

Dans l'absolu, je suis prête à apprécier cette potée sympathique qui permet de recycler les longues fourchettes à trois dents. Mais de grâce, pas à Noël! Pas le seul soir de l'année où les rituels du monde entier exhument des saveurs héritées des temps anciens, visant à inscrire l'homme contemporain dans son histoire intime. En France, on mange des fruits de mer. Dans le monde anglophone on découpe cérémonieusement de la volaille et on avale du pudding noir à base de noix et de lard. En Provence, on enchaîne 13 desserts, un pour chaque apôtre, le dernier pour Jésus. Là d'où je viens, on mange de la carpe panée en triant vaillamment les arêtes. Et pendant que le monde renoue avec ses racines, en Suisse, on sort le caquelon et chacun se débrouille avec ses lanières de bidoche crues, selon une (absence de) recette à la mode depuis à peine vingt ans.

Passons sur l'incongruité d'avoir comme coutume locale un plat au nom exotique - ça, c'est plutôt rigolo. Ce qui m'attriste, c'est le défaitisme que ce choix trahit. Servir de la fondue chinoise, c'est admettre qu'un festin, c'est vraiment trop de boulot. C'est accepter aussi que les membres de la tablée ont des goûts forcément irréconciliables, alors que ce système de self-service permet à chacun de faire ce qui lui plaît. Y compris au végétarien allergique au gluten, qui peut sucer sa carotte cuite à rien. La fondue chinoise, c'est le plus petit dénominateur commun de la gastronomie, le contraire même de l'idée du partage.

En même temps, la Suisse, experte du pragmatisme, du compromis et de la médiation, a ainsi spontanément opté pour un menu à son image. Reste à savoir si tant de bon sens est compatible avec l'esprit festif. Brin de folie, reste avec nous.

 

Le parfum du réel

 

C'est le genre d’émotion dont un parent ne se lasse pas: plonger son nez dans le duvet moite sur la tête d'un nouveau-né. Qu'y sent-on? Une mélange un peu âcre de sueur toute jeune, des relents de lait, forcément, des effluves animales et chaudes, un reste  de shampoing peut-être...  Le tout nouveau magazine Nez, autoproclamé «La revue olfactive», offre avec son deuxième numéro une plaquette à patches, où l'on devrait, en décollant la pellicule de plastique, sentir les différentes senteurs d'un bébé: les rots, les langes, le crâne... Non, pas les aisselles: à cet âge-là, les cavités anatomiques n'ont encore aucune spécificité olfactive. J'ai reniflé les morceaux de papier, mais comme bien souvent, les patches ne sentent pas grand-chose d’intéressant. Leur odeur artificielle évoque tout juste le détergent, voire le sapin (quel design étrange..) que l'on suspendait jadis au rétroviseur des voitures pour chasser la puanteur des cigarettes. 

N'empêche, à leur seule évocation verbale, toutes les senteurs d'un bébé me reviennent dans les narines. Il y a comme un effet amollissant à se souvenir de ces draps froissés lors des nuits de veille, de ces barboteuses imprégnées, de l'haleine chargée d'après l'ablation des amygdales. Une vraie usine à odeurs, un bambin! 

Je me demande du coup s'il n'y aurait pas une piste sentimentale à explorer pour l'industrie du parfum. On s'asperge tous de rose et de magnolia, de vanille et de musc, mais ce sont là des odeurs qui cachent. Alors qu'il y aurait des foules de senteurs très humaines, qui, elles, révèlent davantage qu'elles ne dissimulent. Quid de l'odeur sur mesure du pull-over de son amoureux? Quid du parfum chavirant de sa première nuit d'amour? Ou alors du gigot dominical? Du doudou jamais lessivé de son enfance?

J'ignore si l'effet serait très glamoureux dans la hotte du Père Noël, mais j'ai comme le pressentiment que ces senteurs privées et uniques changeraient pas mal de choses dans les relations humaines. Un patron s'agace-t-il de la même manière devant les budgets en rouge, quand il porte sur lui l'odeur de la nuque blonde de sa fillette? La vie flacons, comme un livre de souvenirs pour nez... 

Cela dit, s’il y a une odeur qui ne va jamais me manquer, c’est celle du sac de sport d'un adolescent après un match de foot. Là, sans façon, pas besoin d’essayer de la capter en une jolie bouteille.

 

La ligne violette

Voilà, c’est fait! Les panettones, les bocaux de foie gras et les biscuits à la cannelle sont en action sur les rayons des supermarchés, il est temps d’arrêter de gémir en surveillant l’aiguille de la balance et de changer de régime alimentaire. Car qu’avons-nous englouti ces dernières semaines? Dans mon cas, il y a eu du jaune (fondue), du rose orangé (saumon), du vert (tout de même un peu), beaucoup de brun (chocolat) et un peu de blanc aussi (pintade à la crème). Sachez donc que si votre menu a peu ou prou ressemblé au mien, nous nous sommes franchement trompés de palette chromatique. La seule couleur que les gourous de l’alimentation portent aux nues pour l’année qui commence, c’est le violet. Gloire aux anthocyanes, ces pigments naturels au puissant effet antioxydant! A nous, minceur, jeunesse éternelle, cœur solide et salade de choux rouge aux graines d’açai! Le phénomène a déjà un nom, en anglais, forcément: purple food, purple food… Et arrêtez de le chanter sur l’air de Prince, yeux levés au ciel.

Normalement, je plisse un nez dubitatif quand diététiciens, cuisiniers et environnementalistes annoncent les tendances qui pointent. J’ai ainsi boudé la folie petites graines, renâclé aux recettes à base d’épluchures de pomme de terre, détesté le soja et pois chiches déguisés en steaks hachés, snobé le kale en smoothie et j’envisage avec méfiance cette mode de la viande Nose to Tail – du groin à la queue – qui, tant qu’à manger une bête, entend en réhabiliter tous les morceaux. La queue de porc et le cœur de poulet grillé, je ne suis pas très sûre…

Les aliments pourpres, en revanche, me mettent en joie. D’une certaine manière, voilà les plus charnels des végétaux, avec ce jus sombre qui coule comme un élixir de vie. Des lèvres noires de myrtilles? Embrassons-les! Et on les dirait échappés des grimoires secrets des sorcières, ces plats qui mijotent à gros bouillons rouges: riz sauvage, velouté de betterave, bave de crapaud et calotte d’évêque? Ces préparations semblent si vénéneuses, que l’on a tout de suite envie d’y goûter, comme à des délices interdits. Et n’oublions pas les légumes improbables qui viennent subitement de changer de couleur: chou-fleur violet, carottes sombres, asperges mauves, maïs assorti, igname pourpre, pomme de terre violine… Abracadabra, voilà la baguette magique de l’agriculture.

Je vous laisse vous préparer un carpaccio de betteraves de Chioggia (huile d’olive, jus de citron, fleur de sel et poivre de Tasmanie – ce dernier aussi vire au violet, une fois concassé) et admirer l’effet sur une assiette blanche. J’en profite pour vous souhaiter une année 2017 aussi saine que stylée. Et si j’étais vous, j’accompagnerais d’un verre de Cornalin… Juste pour le plaisir de l’harmonie des teintes.

L’esthétique méduse

Il faut se méfier de Tom Ford. Quand le designer touche quelque chose, les foules finissent toujours par aduler ladite chose, subitement promue à la pointe du dernier cri. C’est ainsi que le smoking ajusté est devenu supercool (il a habillé tous les James Bond récents), que le porno chic a marqué l’imagerie mode pendant une décennie, que les intérieurs élégants aspirent au noir avec un bouquet blanc, que l’oud passe pour la senteur masculine ultime, que les lunettes se portent désormais avec des montures très assumées. J’arrête là, l’inventaire complet est trop fastidieux. Or voilà que l’homme enrichit sa palette créative en se tournant vers le cinéma. Son deuxième film, Nocturnal animals, amène sur les écrans sa vision hyperesthétique et radicalement désabusée du beau.

Je répète: tout ce que ce que l’homme propose devient désirable… C’est avec cette idée en tête que je me cale dans mon fauteuil rouge, prête à happer des yeux le monde de demain. On peut dire que j’en ai pris plein les rétines… Le film est magistral: d’une cruauté sublime. On en sort le cœur écorché. Mais c’est des premières images, celles du générique, que voudrais vous parler. Je cligne encore des paupières face à cette invasion visuelle (ceux qui ont vu le film peuvent sauter quelques lignes, pour les autres, essayez d’imaginer): plan frontal et serré sur des danseuses nues coiffées de chapeaux de majorettes, de formidables corps obèses et flétris, avec des flancs qui flottent, des seins vides qui battent au vent comme des oreilles d’éléphants, des ventres qui montent et descendent en tsunamis successifs… et des sourires de joie pure. Quelle vision! Elles sont quatre, les courageuse sexagénaires qui ont prêté leurs formes à l’exercice. Elles en rient encore: «une demi-tonne de femmes nues sur le plateau», raconte l’une d’elles au magazine The Wrap.

Etrange, ce qui passe par la tête d’une femme devant un tel spectacle… La peur d’abord: dans la salle de cinéma, chacune semblait jeter un coup d’œil furtif sur son propre abdomen, juste pour vérifier que l’amplification corporelle sur écran n’avait pas contaminé la vraie vie. Puis la fascination voyeuse: c’est rare que l’on dispose d’un tel point de vue sur les méandres des corps déchus, cette topographie de l’excès contemporain. La bienveillance enfin (seulement enfin…): quelle beauté insolite dans ces replis inconnus, comme une légèreté de méduse, à la fois enveloppante et informe.

La danse dénudée s’avère finalement une sorte d’expérience artistique, mise en scène dans la galerie de l’héroïne du film. Ouf, même dans le film, c’était pour de faux…

J’ignore si le visionnaire Tom Ford va infléchir notre regard sur le surpoids avec cette explosion de chairs en désordre. Ce qui est sûr, c’est que les mamies XXL ont l’air de bien s’amuser, alors que la galeriste (Amy Adams, plastique parfaite) développe un rapport plutôt compliqué avec le bonheur. Pourtant, elle porte deux boulets de canons dans le décolleté – mais ça n’a certainement rien à voir.

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