25/12/2011 08:38 | Lien permanent | Commentaires (2)

Ecureuils de Noël

Voilà, c’est fait: encore aujourd’hui et Noël est derrière. Voilà donc le moment de boucler les comptes. Les femmes post-festives additionnent mentalement le nombre de calories qu’elles se sont envoyées lors des réveillons successifs et établissent d’ores et déjà le régime 215 calories par jour qu’elles envisagent de suivre… Oh, facile 18 heures d’affilée. Les hommes eux, font l’inventaire de leur cave et se demandent d’où sortent, nom d’un tire-bouchon survolté, ces cadavres de bouteilles par douzaines. Cliché, cette répartition des rôles? Et comment! N’empêche que, dans ma longue pratique des calculs de couple, c’est encore souvent dans ce sens que l’arithmétique se pratique.

J’ignore s’il faut s’en réjouir, mais la génération montante fait preuve de bien plus d’égalitarisme en matière d’addition. Pour le coup, à l’heure qu’il est, filles et garçons sont identiquement accrochés à leur calculette et comparent les bénéfices de la saison festive. Certains de ceux qu’il m’est donné de côtoyer affichent un total de 420 francs dans la caisse enregistreuse et se félicitent de faire partie d’une famille composée, décomposée, rafistolée – ça paie drôlement plus sous le sapin! Et les voilà accrochés à leur liasse de bons d’achats, comme des écureuils névrosés assis sur leur tas de noisettes: approche pas, touche pas, c’est rien qu’à moi.

Dans les livres d’images, pourtant, Noël est le moment du partage. Version ancestrale: «Viens manger ma mandarine avec moi». Version plus actuelle: «Viens dégommer des ultranationalistes russes sur ma Xbox 360, j’ai reçu Call of Duty MW3.» Mais même cette vision disons… adrénaline de la joie natale mutuelle est en train de battre de l’aile. Sous le sapin, il n’y a plus de cadeau, juste des bons. Un sondage de novembre dernier le confirme d’ailleurs: un Suisse sur trois souhaitait recevoir un bon d’achat. En deuxième place du hit-parade des vœux? Des bons de voyage! Certes, en tant que Mère Noël attitrée, la tendance simplifie la vie: plus besoin de traîner des paquets enrubannés dans une hotte, une minaudière de soirée suffit au transport de quelques enveloppes. Mais, à la lueur des bougies, ça fait un peu centre de tri postal, tous ces gosses qui ouvrent leur courrier financier…

Allez, on va faire la mère abusive, juste pour grignoter un bout du butin: «Dis, mon fiston mignon, avec tous tes jolis sous, tu ne veux pas acheter l’intégrale de la Planète des Singes qui vient de sortir en blu-ray? On pourrait le regarder ensemble…» La magie de Noël, je vous dis.

 

Commentaires

Les billets de Renata Liebal sont sidérants de vide absolu. Je les lis en grande diagonale mais en saisis vite l’esprit. Il y eu celui des tickets de parking que les dames sont obligées les pauvres de garder en bouche tout en amorçant le virage de la sortie – le sommet si l’on peut dire, manque plus que la marque de rouge à lèvre – Il y eu celui de la triste tâche de la ménagère à rechercher les chaussettes dépareillées après le lavage en machine-qu’est-ce-que-c’est-embêtant. Il y eu celui de la ménagère et son trop gros charriot empli à ras bord de victuailles (preuve en est de sa riche vie personnelle, familiale, sociale) se penchant avec commisération sur le client précédent ayant mis sur le tapis 3 mandarines et un désodorisant – que peut-il bien faire avec ? J’en oublie…
Et en ce jour de Noêl, son billet nous parle de calories – très original – et des cadeaux en forme de bons d’achat- pourquoi ne m'avoir pas acheté plutôt ce DVD à voir ensemble. ? Jamais content dit la chanson ! Moi je dis Pourquoi ne PAS choisir de ne PAS acheter de cadeaux pour une fois ? Et pourquoi ne rien écrire lorsqu'on a rien à dire ?
Mais les bobos toujours contents d’eux même qui se savent à part et originaux ne peuvent pas innover dans leur course vers… le vide.
Ne le prenez pas mal ma chèèèère, ça fait juste du bien de le dire et c’est tout.

Écrit par : Monique | 25/12/2011

Les billets de Renata Liebal sont sidérants de vide absolu. Je les lis en grande diagonale mais en saisis vite l’esprit. Il y eu celui des tickets de parking que les dames sont obligées les pauvres de garder en bouche tout en amorçant le virage de la sortie – le sommet si l’on peut dire, manque plus que la marque de rouge à lèvre – Il y eu celui de la triste tâche de la ménagère à rechercher les chaussettes dépareillées après le lavage en machine-qu’est-ce-que-c’est-embêtant. Il y eu celui de la ménagère et son trop gros charriot empli à ras bord de victuailles (preuve en est de sa riche vie personnelle, familiale, sociale) se penchant avec commisération sur le client précédent ayant mis sur le tapis 3 mandarines et un désodorisant – que peut-il bien faire avec ? J’en oublie…
Et en ce jour de Noêl, son billet nous parle de calories – très original – et des cadeaux en forme de bons d’achat- pourquoi ne m'avoir pas acheté plutôt ce DVD à voir ensemble. ? Jamais content dit la chanson ! Moi je dis Pourquoi ne PAS choisir de ne PAS acheter de cadeaux pour une fois ? Et pourquoi ne rien écrire lorsqu'on a rien à dire ?
Mais les bobos toujours contents d’eux même qui se savent à part et originaux ne peuvent pas innover dans leur course vers… le vide.
Ne le prenez pas mal ma chèèèère, ça fait juste du bien de le dire et c’est tout.

Écrit par : Monique | 25/12/2011

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