23/09/2011 11:48 | Lien permanent | Commentaires (1)

Élevage d’automne

Comment ça va chez vous? Je veux dire: vraiment à l’intérieur, à la cuisine, dans les placards, sur les rebords de fenêtres ? Cela m’arrangerait si vous grinciez des dents d’un air agacé, je me sentirais moins seule. Enfin: seule, n’est pas vraiment le mot, puisque, justement, c’est l’invasion ! Chez moi donc, ça ne va pas fort ces jours-ci, car nous sommes en surnombre. En ce septembre de changement de température, mon intérieur offre le gîte à tout ce qui grouille dehors à la belle saison. A ce jour, j’ai dénombré une quinzaine de variétés animales sous mon toit –dont au moins trois modèles d’araignée diversement velues, qui extraient des vocalises diversement perçantes à mon aînée, quand elle les croise sous la douche.

Le centre d’accueil principal et la cuisine. Des nuées de moucherons affamés ont élu domicile dans la coupe de fruits et nous sommes actuellement en pleine négociation sur les conditions de cohabitation. Je planque les fruits au fond du réfrigérateur, ils squattent l’éponge pour se venger. Alors je leur mets une pomme derrière la fenêtre pour les distraire un peu et ils acceptent parfois d’aller jouer plus loin. Du coup, toute la maisonnée se tétanise les dents au petit-déjeuner, en croquant des pommes glacées … et en surveillant du coin de l’œil que l’essaim tient bien ses distances. Remarquez, avec les fourmis, ce n’est pas plus confortable : on se bat pour avoir accès à l’évier. Et je ramasse les cadavres de mouches (tiens, une libellule !) à la pelle sur les rebords de fenêtres : les malheureuses étaient prêtes à sortir mais ne savaient pas par où. Pour le moment, je n’ai pas repéré de souris à la cave, mais je tiens le carrelage à l’œil… Quant au garde-manger, j’inspecte chaque soir les bocaux de noisettes moulues et les boîtes riz comme un colonel passerait son armée en revue : à la première larve qui gigote, je sorts le F/A-18 Hornet et je bombarde.

Au sein de cet hétéroclite bestiaire d’automne, je me sens parfois l’âme plus généreuse que Brigitte Bardot : les bébés phoques sont tout de même plus mignons que mes insectes volants, et l’actrice, elle, n’entretenait pas ses protégés au milieu du salon. Si, dans un moment de faiblesse, je finis par sortir la grosse bonbonne jaune et toxique limite napalm, vous ne le direz à personne, promis ? Allez, regardez ailleurs ! Pchiiiiiiit !

Commentaires

voilà tout est dit, votre blog est sincèrement très bon vous avez un super blog, bravo.

Écrit par : code reduction toutabo | 27/09/2011

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