07/10/2010 16:33 | Lien permanent | Commentaires (2)

Petits microbes entre amis

La ville se recroqueville de tristesse à l’idée des mois grelottants à venir, la grisaille vous ratatine l’âme, il ne va pas tarder à pleuvoir… Le moment d’inviter des amis et de se serrer tous ensemble sur des canapés douillets ? Malheureux, vous n’y pensez pas! Car la déprime météorologique annonce un autre désagrément automnal: la grippe. Vous savez, cet horrible fléau qui mute chaque saison et que les campagnes de vaccination jurent de terrasser. « Tous unis contre la grippe », clament les affiches. Or justement, mieux vaut sans doute ne pas trop s’unir…
Car un ami, en novembre, cesse d’être un compagnon rassurant, il devient une culture de microbes et chacun de ses bons mots arrose l’entourage de petits germes guillerets et frétillants. Une vraie infection. Et si le pote est populaire, le genre à sortir 14 soirs par semaine, fuyez avant de cracher vos poumons et d’acheter vos bouchoirs en babier en bultipacks taille XXL.

Une étude vient en effet de montrer que plus un individu est apprécié, plus il court le risques de tomber malade – et de transmettre plus loin. L’hiver dernier, des chercheurs de l’université de Harvard ont observé la résistance bactérienne de 744 étudiants et ça ne fait pas un pli: les meneurs de bande tombent malades 14 jours avant les autres. Plus on s’éloigne du centre actif du réseau  social, plus on a de chances d’éviter la morve au nez et tout le cortège de frissons et courbatures.

Evidemment, l’objectif de ce genre d’études est purement prophylactique: en identifiant  les principaux vecteurs du Grand Mal Crachotant, on espère mieux en enrayer la prolifération. Une démarche louable.  Mais elle risque bien de générer d’étranges effets collatéraux: la grippe va devenir désirable. Ben oui ! Celui qui pavoisait l’an dernier encore avec sa santé de fer va se retrouver avec l’étiquette peu enviable de triste esseulé, incapable de générer le moindre remous affectif atour de lui. Pour assurer l’aura de roi du quartier, de tombeur à la cote d’enfer, il va falloir attester de son état grippal dès la première averse de septembre. Quitte à lécher les poignées des hôpitaux pour y récolter un maximum  de bacilles et accélérer le processus.

A ce propos, je crois que sens monter une petite migraine… Ouf, enfin ! J’ai failli avoir peur que personne ne m’aime.

Commentaires

J'ajoute pas beaucoup des billets a mes liens prefere mais il est vrai que le votre merite un tweet.

Écrit par : taille casque moto | 08/07/2014

Le template du blog et assurement sympa. C'est un template unique produit par un developpeur ou il vient du net?

Écrit par : rachat crédit | 16/07/2014

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